A-juridicité

1 Université de Sherbrooke, Faculté de droit. Professeur titulaire, chercheur au Centre de recherche sur la régulation et le droit de la gouvernance (CrRDG)

2 Université de Sherbrooke, Faculté de droit. Diplomé de la maitrise générale de type recherche, stagiaire au Centre de recherche sur la régulation et le droit de la gouvernance

Résumé

[1] Le diagnostic de l’a-juridicité. Il n’est pas rare de trouver dans la littérature juridique universitaire des néologismes. Parmi ceux-ci, nous comptons l’adjectif « a-juridique », employé çà et là afin d’indiquer au lecteur que quelque chose, bien souvent une norme ou un fait, n’est pas du droit, ne relève pas de lui ou ne devrait pas l’intéresser. D’apparence banale, ce geste soulève pourtant des questions fondamentales. En effet, pourquoi les juristes prennent-ils le soin de s’arrêter ainsi sur des choses qui, en principe, ne devraient pas les concerner? Est-ce la marque inéluctable du vent interdisciplinaire qui souffle aujourd’hui sur la recherche dans les facultés de droit contemporaines? Ou est-ce parce que la juridicité ne se définit qu’en relation à une notion qui lui serait en tout point son contraire : l’a-juridicité? D’ailleurs, peut-on vraiment concevoir une telle notion négative, au surplus sans référer à la notion positive à laquelle elle s’oppose? Nous explorerons ces questions, sans les épuiser, évidemment, dans ce court texte.

Pour en savoir + 

Mots-clés

Citation recommandée

Stéphane Bernatchez et William Guay, « L'a-juridicité », dans Vincent Gautrais (dir.), Dictionnaire de la norme: formaliser l'informel, 29-3 Lex electronica 2025. En ligne : https://lexelectronica.openum.ca/s/3510.
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